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Nous évoluons dans un monde où le salaire ne nous permet que de joindre les deux bouts et le salariat est perçu comme un système rigide qui empêche les employés de pouvoir s’exprimer librement. C’est dans ce sens que l’entrepreneuriat apparait comme la voie royale mais elle demande de fournir beaucoup d’efforts.

1. Essayons de définir l’entrepreneuriat

On peut définir l’entrepreneuriat comme étant le fait de créer une activité et de la mener jusqu’à terme.

Le porteur du projet se doit, avant tout, d’avoir un plan d’exécution qu’il suivra pour faire évoluer son activité. En initiant cette activité, il n’a aucune garantie de son succès. Il ne peut que faire preuve de créativité. Il doit pouvoir rassurer ses investisseurs sur la viabilité du projet. Il doit aussi être capable de faire adhérer de nouvelles personnes compétentes pour mener son projet en les persuadant. A ses associés, il doit leur donner la force de croire au succès de cette activité pour que ceux-ci s’acharnent à sa réalisation.

Pour faire simple, l’entrepreneuriat est la capacité de pouvoir créer un produit ou un service qui répond à un besoin précis en utilisant les moyens à notre disposition.

2. Entrepreneuriat, les différentes formes

Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, il existe plusieurs types d’entrepreneuriat que sont :

L’entrepreneuriat public

Il vise à améliorer le service qu’offrent les entreprises tant privé que publique dans le but de répondre efficacement et rapidement aux besoins de la population. C’est une démarche qui prend du temps car ce genre de services ne peut pas être changé en un claquement de doigts.

L’entrepreneuriat social

Ce genre d’entreprise ne se concentre pas uniquement sur les profits mais elle améliore aussi la qualité de la vie dans un ou plusieurs secteurs à savoir : la santé, l’éducation, l’accès à l’électricité et à l’eau potable…

L’autoentrepreneuriat

C’est un statut particulier qui a été créé en France en 2008. Toute personne physique peut devenir facilement un autoentrepreneur à condition d’être majeur, d’avoir une adresse postale en France, avoir la nationalité française ou être ressortissant de l’union européenne. Ce statut possède plusieurs avantages à savoir : allègement fiscal, allègement du processus administratif…

Essaimage ou extraentrepreneuriat

C’est lorsqu’une entreprise aide plusieurs de ses employés à créer la leur en leur apportant des conseils, une formation, un congé création d’entreprise, une aide financière, … . L’essaimage permet ainsi de créer plus d’emploi que les méthodes conventionnels comme la mise sur place d’un nouveau produit… . Ce phénomène est souvent observé dans les entreprises technologiques.

L’intrapreneuriat

C’est lorsque un ou plusieurs salariés d’une entreprise émettent une idée qui pourra faire avancer l’entreprise dans l’atteinte de ses objectifs. Cette idée est soumise aux dirigeants qui la valident ou pas. Si les dirigeants de la boîte la valide alors ses employés ayant eu l’idée la mèneront jusqu’à terme.

La création d’entreprise ex-nihilo

Elle consiste à bâtir une entreprise à partir de rien. l’individu utilise ses compétences, ses connaissances et se met à créer une entreprise. Il est beaucoup plus difficile de créer une entreprise ex-nihilo que d’en reprendre une autre. Dans un premier temps, celui-ci doit connaître le marché qu’il veut pénétrer, ensuite utiliser des techniques de marketing pour faire connaître son produit, attendre avant d’avoir ses premiers clients, réussir à les fidéliser, convaincre des associés et trouver des investisseurs. La prise de risque dans ce type de projet est élevée. Il doit réussir à bâtir un business plan assez solide basé sur plusieurs études de marché et l’étude doit s’étendre sur trois ans.

La reprise d’entreprise

C’est lorsqu’une personne, un groupe de personnes ou une entreprise achète la totalité des actions d’une entreprise ou une partie. Elle possède de grandes différences par rapport à la création d’une entreprise. Ici, l’entreprise existe déjà et l’on peut se baser sur ses données antérieures pour modifier sa trajectoire ou la conserver telle quelle. Nous allons voir deux types de reprise d’activités : reprise d’entreprise ou d’activité en bonne santé et la reprise d’entreprise ou d’activité en difficulté.

La reprise d’activité ou d’entreprise en difficulté

Dans le cas où l’entreprise subit un redressement judiciaire, il est important de connaître des personnes qui travaillent dans ce domaine. Vous pourrez bénéficier de leurs conseils et ils peuvent vous aider à acquérir rapidement l’entreprise que vous visiez.

Les entreprises ayant des difficultés judiciaires sont plus abordables que celles en difficulté financière.

Vous devez garder à l’esprit qu’il faudra injecter une énorme somme d’argent pour la redresser et vous devez avoir la capacité de gestion de crise pour pouvoir la faire sortir de cette impasse.

La reprise d’activité ou d’entreprise en bonne santé

Aujourd’hui, trouver des entreprises en bonne santé est une opportunité rare.

Certains entrepreneurs, après avoir mené à bien leur mission en créant une entreprise qui a du succès la vende. Leur but est d’avoir assez d’argent à leur disposition pour mener la vie qu’ils veulent.

Avoir un grand capital à sa disposition et tomber sur ce genre d’entreprise est une aubaine mais faudrait-il qu’on ait l’expérience nécessaire pour la diriger. Ce qui signifie qu’il faut avoir exercé au préalable la fonction de chef d’entreprise et avoir une très bonne connaissance du domaine dans lequel se trouve la boîte.

On peut aussi contourner ce problème en confiant la gestion de l’entreprise à une personne qui a les compétences requises. Reste à savoir si cette personne pourra mener à bien cette mission car la tâche de chef d’entreprise n’est pas à prendre à la légère.

3. Quelle formation suivre pour devenir entrepreneur

Pour être un chef d’entreprise à la hauteur, il faut avoir une formation en management car l’on y apprend plusieurs éléments qui sont importants pour la gestion d’une entreprise à savoir : gérer un budget, faire une étude de marché, construire un business plan.

Cette formation théorique est renforcée par des stages pratiques. Les futurs managers apprennent sur le terrain le fonctionnement des entreprises et à utiliser les connaissances acquises.

Ici, nous voyons l’importance des études supérieures dans les grandes écoles. A la fin de la formation, l’apprenant y sort avec un BAC +5.

Nombre de chefs d’entreprise reconnaissent qu’avoir fait les études supérieures dans les grandes écoles augmentent la possibilité de créer une entreprise viable.

Qu’en est-il de la formation de management en France ?  Il existe en France des écoles qui possèdent une très grande réputation dans ce domaine de formation. Pour preuve, nous pouvons citer l’étude faite sur les meilleurs masters en management par The Economist en 2019. HEC de Paris occupe la première place tandis que la SKEMA et l’ESCP occupent respectivement les troisième et quatrième places.

4. Quelles sont les qualités que devraient avoir un entrepreneur

Plusieurs sont les personnes qui chérissent l’idée de devenir entrepreneur. Pour certaines personnes, cela représente un but à atteindre. Qui n’aimeraient pas avoir une activité créée par lui-même et qui lui rapporte beaucoup d’argents ? C’est dans cet état esprit que beaucoup de français pensant avoir trouvé une idée révolutionnaire se lancent dans la création d’une start-up. Mais pour bien mener un projet, il faut avoir certaines qualités et parmi celles-ci, nous pouvons citer :

  • Leadership : une qualité très importante pour tous les futurs entrepreneurs. C’est la capacité à pouvoir mener des personnes pour l’atteinte d’un objectif. Le leader se doit d’être inspirant.
  • La confiance en soi : l’initiateur du projet est l’image de l’entreprise et donc il doit dégager de l’assurance quant à ce qui a attrait à l’entreprise. Ainsi, il pourra attirer des investisseurs, des collaborateurs.
  • L’humilité : l’entrepreneur doit être conscient de ne pas tout connaître et doit faire preuve d’humilité pour écouter l’avis des autres. Il se doit aussi de faire preuve d’introspection afin d’éviter des erreurs qu’il a déjà commises.
  • La rigueur : il doit aussi savoir se faire violence pour respecter son emploi du temps envers ses clients, ses associés. Il doit réussir à diriger son équipe avec de la rigueur.
  • La créativité : elle est très importante car c’est grâce à elle que l’on peut apporter de l’innovation dans son domaine, résoudre des problèmes auxquels l’on est nouvellement confronté.

5. Quelques entreprises françaises qui pratiquent l’essaimage

Lorsqu’une entreprise aide un ou plusieurs de ses employés à créer leur entreprise en l’accompagnant, on parle de l’essaimage comme mentionné un peu plus haut. Certaines entreprises possèdent en leur sein une politique qui permet ce genre d’opération. L’essaimage augmente le pourcentage de viabilité de nouvelles entreprises. Parmi ces entreprises françaises, nous pouvons citer : Total, Schneider Electric, Sanofi-Aventis, Groupe Saint Gobain, Renaullt, La Poste, France Télécom, EDF, EADS, Air France, CEA (Commissariat à l’énergie atomique)

Si nous prenons l’exemple de Sanofi-Aventis, l’essaimage a permis de mettre sur pied 1000 nouvelles entreprises ou d’entreprises reprises. En un peu de moins de dix ans, France Telecom a permis de créer environ 1300 entreprises.

6. Exemples de l’entrepreneuriat en France

Reprise d’une entreprise en difficulté : rachat de la SFR par le groupe Altice

La SFR était l’un des pionniers dans le domaine de la télécommunication mais elle connut un période très difficile, ce qui poussa les fondateurs de la société à vendre leurs parts.

Fondée en 1987 par la compagnie des eaux, elle lance en 1996 sa ligne GSM. Elle se tient au même piédestal que France Telecom dans le domaine de la téléphonie mobile et fixe. Ce positionnement a été possible grâce à la fusion avec la Cegetel et aussi au rachat de Neuf Telecom ou Télé 2. Rappelez-vous qu’elle fait partie des premières sociétés de télécommunication française a proposé la 3G, ce qui lui a permis de voir le nombre de ses clients augmentés.

Mais pourtant autour des années 2012, elle connut une situation économique difficile ce qui poussa les propriétaires à la vente de la société en 2014.

Lorsque Free arriva sur le marché du mobile en 2012, elle fait baisser drastiquement le prix de communication et des données mobiles. Les autres opérateurs de télécommunications étaient obligés d’emboîter le pas notamment la SFR, ce qui aura pour conséquence la diminution de leur chiffre d’affaire. Ne pouvant plus faire face à cette situation, la dernière option fut de la vendre à Patrick Drahi pour 13,5 milliards d’euros.

Nous remarquons ici que la SFR avait des difficultés économiques, ce qui poussa les propriétaires à la vendre à Patrick Drahi qui avait les cartes nécessaires pour l’acheter et redynamiser leur activité. Soulignons qu’il possède plusieurs opérateurs mobiles à travers le monde.

Création d’entreprise ex-nihilo : LDLC leader français de l’informatique et du high-tech en ligne

L’histoire de la LDLC commence en 1996, à Lyon, dans une chambre de la maison de la famille De La Clergerie.

Laurent De La Clergerie possède en son actif des diplômes en sciences économiques et en ingénierie électronique. Six mois après avoir fini son service militaire, il se met à la recherche d’un emploi. Passionné de l’informatique, il découvre internet et croit en la puissance de l’e-commerce.

Alors il se met à acheter du matériel informatique qu’il revend par la suite. Le premier mois, il réussit à vendre dix pièces et le mois suivant trente.

Il réussit à enthousiasmer le reste de la maison avec ses résultats. Toute sa famille se met à le soutenir et LDLC.com prend naissance. Sa sœur cadette le rejoint tôt dans l’aventure et elle occupe le poste de Directrice administrative. Ils seront rejoints plus tard par leur frère qui est aujourd’hui, directeur général du groupe.

En 1997, il participe à un concours et gagne le premier prix ce qui leur permet d’avoir 100.000 francs (équivalent de 15.000 euros). Cette somme leur permet de créer leur première boutique physique à Lyon.

Aujourd’hui, LDLC est devenu un groupe de plusieurs entreprises. Le groupe possède plusieurs stores dans toute la France et dans les pays francophones : Suisse, Belgique, Luxembourg. Elle possède des boutiques et un site en Espagne.

Le groupe LDLC est une entreprise ex-nihilo. Dans le premier trimestre de 2019, il fait un chiffre d’affaires de 103,7 millions d’euros.

7. Quelques chiffres

Le mot « licorne » est utilisé pour désigner les start-up qui sont évalués à plus d’un milliard de dollars. La France n’en compte que trois que sont : Vente privée, Blablacar et Critéo. On en a en tout 54 en Europe.

En France, le taux d’échec des start-up est égal à 90%.

Conclusion

L’entrepreneuriat représente le meilleur moyen de créer des emplois et donc de lutter contre le chômage. L’état devrait développer une politique visant à permettre l’éclosion des start-up.


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